Le monde animal si l’Homme n’avait jamais existé

Des scientifiques révèlent par leurs travaux, une carte du monde affichant la répartition des mammifères, dans l’hypothèse où une espèce en particulier n’avait jamais vu le jour, à savoir : l’Homo sapiens.

Le professeur Jens-Christian Svenning et son collègue de l’université d’Aarhus au Danemark, le Dr Søren Faurby, n’en sont pas à leur premier coup d’essai. En effet, ces deux chercheurs avaient déjà montré que l’expansion de l’Homme moderne avait été l’une des causes majeures d’une extinction de masse s’étant produite durant la dernière période glacière.

Dans cette nouvelle étude, parue dans Journal Diversity and Distributions, les chercheurs se sont interrogés sur la répartition et la diversité des mammifères vivants sur la planète en l’absence de l’Homme.

Des éléphants d’Afrique, d’Asie … et d’Europe ?

On apprend alors, de façon surprenante, que le nord de l’Europe n’aurait pas seulement été le refuge d’espèces comme les loups, les cerfs ou les ours bruns mais également celui d’animaux comme les rhinocéros et les éléphants.

Actuellement, si l’on dresse une carte de la diversité des mammifères, l’Afrique apparait comme l’unique zone comptant une grande variété de mammifères de grande taille. Lorsque l’on compare ceci à la carte virtuelle, fruit des travaux des deux chercheurs, on remarque que cette zone minuscule à l’échelle terrestre aurait du s’étendre au reste du monde, dans des zones qui actuellement présentent une diversité assez faible, surtout dans les Amériques.

Répartitions des mammifères sur la planète actuellement (Haut) En absence d'activité humaine (Bas)

Ce qui alarme les scientifiques est la raison pour laquelle l’Afrique est si riche en mammifères. Effectivement, ce ne serait pas dû à un climat optimal ou à un environnement plus favorable mais uniquement parce qu’il s’agit du lieu où l’Homme a exercé l’activité la moins intense au cours du temps.

Nul doute que l’Homme et son activité ont eu et continuent d’avoir un impact énorme sur la planète. Une telle étude permet aux chercheurs d’espérer trouver des solutions pour restaurer ou au moins conserver la nature.

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Écrit par Emmanuel FELOUZIS

Source : S. Faurby & J.-C. Svenning. 2015. Historic and prehistoric human-driven extinctions have reshaped global mammal diversity patterns. Diversity and Distributions, published online August 20, 2015; doi: 10.1111/ddi.12369

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